Auteur: Peste
Date: 25/07/2006 22:28
Le soleil était à son zénith, pourtant on ne pouvait réellement distinguer grand-chose, bien qu’aucun volute de fumée n’émana plus de Sinistrae, l’air était encore embrumé par les évènements récents. La plaine était morte, la terre ne portait que les stigmates de la bataille qui faisait rage ici depuis trop longtemps maintenant pour la survie ou la destruction de The Hive. On pouvait difficilement distinguer les restes de champs autrefois florissants et qui maintenant ne pouvaient plus produire autre chose que des cendres ou alors pas avant de nombreuses années. On distinguait plus facilement les restes d’un campement Nihilim avec toute l’horreur qu’il véhiculait, les Démons sous l’urgence de leur retraite ou par leur volonté de ne laisser qu’horreurs et atrocités derrière eux avait tout abandonné quand ils avaient quitté leur camp.
Ce campement n’était pas entièrement déserté, une Démone s’avançait lentement sans se cacher, Peste ne cherchait rien en particulier dans l’ancien camp, elle avait le regard dirigé droit devant elle vers les défenseurs de The Hive.
Alors que la Démone arrivait aux abords de la tranchée creusée par les défenseurs, elle s’arrêta devant Eparcyl, l’Ange et la Démone se toisèrent du regard annonçant un duel sanglant. Peste tourna alors la tête vers le nord observant les restes de la famille d’Alucard et les jeunes anges agenouillés auprès d’eux pour les soutenir. La Démone regarda de nouveau Eparcyl et affichant un sourire carnassier, elle se moqua :
- Tu peux remercier qui tu veux, ton heure n’est pas encore arrivée bien qu’elle ne saurait tarder. J’ai vu une jeune amie là haut avec qui j’ai un compte à régler et une prière à exaucer. Ne bouge pas et admire l’art de tuer des vrais combattants.
Avec une rapidité étonnante, la tueuse saisit son arc, encocha une flèche qui alla aussitôt se planté dans le cœur de Juan Carlos. Le coup n’aurait certainement pas suffit à tuer le jeune humain, mais celui-ci était déjà bien affaiblit par l’assaut de Chaos survenu peu de temps auparavant, et si la flèche ne le tua pas sur le coup il ne lui restait plus que quelques secondes à vivre. Pendant que Lana, une jeune Angèle, venue aidait les habitants de The Hive sur ordre de sa supérieure, se pencha sur Juan Carlos pour ôter la flèche et essayer de sauver l’humain, Peste jeta son arc au sol et tout en fondant sur sa victime dégaina une épée courte et une dague à la lame irrégulière qui devait provoquer autant de dommage en pénétrant la chair qu’en s’en extrayant.
La Démone en arrivant auprès de l’humain agonisant et de l’Angèle, asséna un puissant coup avec le pommeau de son épée sur la tempe de Lana, envoyant celle-ci au tapis l’empêchant de sauver Juan Carlos qui rendit alors son dernier souffle.
-Je te l’avais promis, je tuerais tout ceux qui t’amène un peu d’espoir, je détruirai toute trace de joie dans tes yeux et quand je t’aurais tout pris, alors je t’éventrerais de mes mains. Ma Haine pour tout ce qui vit me renforce, et tant que la vie existeras je n’aurais de cesse de l’annihiler par et pour la Haine.
-Pourquoi, qu’est ce que cela t’apporte, il ne pouvait se défendre, quelle gloire peux tu retirer d’un acte aussi lâche… s’exclama la jeune Angèle
-Tu ne comprends donc pas que je ne recherche aucune gloire, je ne cherche qu’à assouvir ma haine et à générer la haine, car elle me rend plus forte et seuls les forts doivent survivre.
-Je ne peux te laisser faire ça, je ne peux comprendre, mais je sais que la vie est belle, plus belle que toutes tes idées et je me battrais pour elle.
Lana se releva alors et bien que tremblant de peur, elle fit face à la Démone. Cela faisait déjà deux fois qu’elle avait été témoin de la sauvagerie meurtrière de Peste et bien que terrorisé à l’idée de combattre un tel monstre, elle savait que ses idées méritaient qu’on se batte pour elle et peut être la force de sa foi la sauverait.
-Hahahaha, si tu es prête à mourir pour sauver des foutaises, pour sauver un misérable insecte humain déjà mort, alors soit je vais me montrer magnanime et exaucer ton vœux.
Meurs petite Lana, meurs, meurs dans le désespoir ma haine ayant tout détruit autour de toi.
Aussitôt, Peste arma son épée et fit mine de porter un large coup d’estoc que Lana s’apprêta à parer avec sa propre lame, mais l’épée levée n’était qu’une feinte destinée à masquer la dague qui s’enfonça dans les côtes de l’Angèle. L’intense douleur dans son flanc et son inexpérience des combats firent lâcher à Lana son arme pour apposer ses mains sur la blessure. La Démone n’attendait que cette erreur et abattit alors son épée sur l’Angèle l’éventrant sur toute la longueur de son corps. La pauvre Lana tomba alors sur le dos, le regard terrorisé par la violence de son adversaire, Peste sans esquisser une once de pitié lâcha ses lames et plongea sur sa victime ses deux mains écartant les os et les chairs pour exhiber les entrailles de la pauvre Lana.
- Admire la force de ma Haine et meurs. Hurla la Démone avant d’arracher le cœur de la pauvre Lana, trop jeune pour affronter la folie sanglante d’une guerrière rompu aux combats et aux pires atrocités.
Peste se releva, planta le cœur sur l’une des pointes de l’épaule droite de son armure et se retourna pour ramasser et rengainer ses lames, elle découvrit alors Tupac Shakur qui essayait d’emmener le corps sans vie de Juan Carlos, surement pour lui épargner les profanations dont sont friant les Nihilims.
-Qu’espères tu faire rebus, me priver de mon trophée ou emporter un souvenir dans ta fuite…
Prend plutôt cela et laisse moi ce charmant cadavre.Lui ordonna la guerrière en plantant son épée dans le bras qui tirait le cadavre, l’obligeant à lâcher le corps.
Eparcyl, resté stupéfait par la violence de la Démone et par le sadisme dont elle avait fait preuve, pensa surement qu’il devait agir, arrêter là le massacre et sauver ce qu’il pouvait. Il se précipita alors sur elle, essayant de transpercer le flanc de la Démone avec sa lame, mais Peste alerte réussit à interposé sa dague et détourner la lame vers le sol. L’Ange ne se laissa pas abattre et pivotant sur lui-même, lame horizontale frappa lourdement le bras droit de la guerrière manquant de peu de sectionner celui-ci.
Pensant surement que la grave blessure qu’il venait de lui infliger la ferait fuir, il se recula très rapidement pour ne pas s’exposer davantage.
Peste ne pris pas ses jambes à son coup, elle regarda sa blessure et l’ange qui lui avait infligé, l’humain qu’elle venait de blesser et finalement les cadavres de Juan Carlos et de Lana. Elle rangea sa dague, parcouru sa blessure d’un doigt et lécha le sang sur son doigt.
-Misérable rebus de vie, tu as goutté mon sang et tu préfère fuir, tu n’as pas le courage d’aller jusqu’au bout et de m’achever. Tu es vraiment trop faible pour vivre.
Mon bras cicatriseras et quand ce seras fait je reviendrais et je te montrerais comment un combat doit se terminer.
Elle tourna alors son regard vers le nord et l’ex archange des nuées, celle là même qui avait mené ses lames en soutient des humains assiégés.
Pitoyable Judith, tes troupes sont faibles, les humains que tu défends au moins ont le mérite d’être des combattants, ils ont peut être besoin de se lever à 10 contre 1 pour abattre l’un de nous mais au moins ils n’ont pas peur de tuer.
Fuis grosse dinde, cours vers des combats qui te ressemblent plus, ici tu ne trouveras que la rage et la haine, les ennemis de la vie, des adversaires sans pitié que tu ne peux vaincre. Rassemble ce qui reste de tes misérables troupes et pars, tu n’as pas l’âme d’un leader comme Evil Ernie, tu n’as pas sa rage de tuer, tu n’as pas la puissance de ses coups, tu n’es pas de taille contre lui tout comme tes lames ne font pas le poids face aux Nihilims.
Sur ces dernières menaces, la Démone chargea le cadavre de Juan Carlos sur son épaule valide, ramassa son arc laissé en retrait et rejoignit le campement démoniaque.
En arrivant au camp, elle planta le cadavre humain sur un pic aux côtés des nombreuses autres victimes du jour, pour la plupart des hommes d’Alucard ainsi qu’Alucard lui-même. Elle s’avança dans le campement jonché des cadavres en décomposition dont les asticots et autres vecteurs de pourriture émergeaient, l’odeur nauséabonde aurait rendu malade n’importe quel être normalement constitué mais ne semblait pas gêner les démons.
Peste enfonça alors ses ongles dans sa blessure serrant jusqu’à ce que son visage grimace de douleur.
-Que cette douleur agrémente ma Haine, qu’elle m’envahisse et me pousse à rendre la pareil, Eparcyl tu connaitras la force et la rage, ma Haine grandit et bientôt elle t’annihilera.
Peste - 14475
Concile du Sang
"La cruauté, bien loin d’être un vice, est le premier sentiment qu’imprime en nous la nature ; l’enfant brise son hochet, mord le téton de sa nourrice, étrangle son oiseau, bien avant que d’avoir l’âge de raison."
Balises Rowan Mayfair le : 2006-07-25 22:41:53
|
|